Je vous avais promis un condensé des 6 tendances 2026 (retrouvez-les sur Linkedin) mais c’est super indigeste. Donc je commence par la première (extrait de ma newsletter, abonnez-vous là).

Et pour commencer on se place au cœur de la machine, dans les équipes de com qui doivent encore que d’habitude faire l’impossible pendant que les « clients internes » (j’aime cette expression) ne veulent rien entendre et continuent de se comporter comme les enfants gâtés qu’ils sont.

Alors pour en sortir, on va leur dire la formule magique : « Moins mais mieux ».

« Moins mais mieux », c’est quoi en fait ?

Moins mais mieux c’est une expression que j’ai entendu plein de fois récemment, venant de gens qui ne se connaissaient pas mais faisaient à peu près tous le même constat. Et c’est le résultat d’un double mouvement :

  • d’un côté une injonction à moins dépenser ou solliciter les agences et donc faire plus soi-même, à renforcer les compétences des équipes de com, voire à recycler des gens d’autres équipes au passage (d’ailleurs je vends des formations pour vos nouveaux collègues n’hésitez pas) ;
  • de l’autre la multiplication des canaux et des initiatives et une demande de com pour tout : pour le moindre lancement, la moindre signature d’une obscure convention, le moindre résultat commercial un peu correct : on dégaine le CP et le post LK d’auto-célébration, et pour les marques conso c’est 100 fois pire bien sûr, on appelle 30 micro influenceurs, on shoote 12 reels, on tartine de partout.

Résultat : des équipes sous tension et la qualité qui baisse, aussi parce que le manque de moyen est compensé par un usage de l’IA mal encadré (car oui, ça se voit vos « C’est pas un produit. C’est un statement »).

Le fameux « moins mais mieux » devient alors la solution un peu magique dont pas mal de gens parlent, un mantra auquel tout le monde voudrait se raccrocher autant qu’une stratégie de négociation

  • ok vous coupez les budgets – c’est normal tout le monde doit faire des efforts. Et bien on va moins produire, et arrêter de communiquer sous ordre pour des choses dont tout le monde se fout et qui desservent la marque ;
  • mais on s’engage en parallèle à concentrer nos efforts pour que ce qui sort soit vraiment utile, et augmente nos performances d’ensemble.

Concrètement, ça donne quoi ?

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